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Un Morceau d'Esprit

art, critique, respect


Pourquoi faut-il connaître... Valentine de Marie Laurencin

Publié par C. sur 2 Janvier 2013, 15:35pm

Catégories : #Valentine, #le baiser, #La prisionnière, #Marie Laurencin, #tableau, #art, #art moderne, #jeune femme, #peinture

Valentine, Marie Laurencin, 1924, huile sur toile ?

Marie Laurencin est une des quelques femmes peintres. Elle est l'auteure de quelques scandales à son époque. Elle fait partie des femmes qui ont aidé à faire évoluer les moeurs sur la condition des femmes.

Le travail de Marie Laurencin est intéressant dans son ensemble. Comme beaucoup d'artistes à présent, elle maîtrise plusieurs techniques. On retient d'elles surtout ses peintures, ses aquarelles et ses lithographies. Mais étant donné que je me suis astreinte à une seule oeuvre par article, il a bien fallu choisir.

Valentine a tout particulièrement retenu mon attention. Tout d'abord, cette oeuvre est représentative du travail de Marie Laurencin. En effet, l'artiste, contrairement à une partie de ses contemporains, ne s'est pas tourné vers l'abstraction. Elle est resté extrêmement figurative. Mais encore plus que cela, elle est restée concentré sur la figure humaine, ou plutôt, sur la figure de femme. Une grande partie de son travail se concentre sur ce type précis de sujet. De plus, on peut voir dans ce tableau le style artistique de Marie Laurencin. Il se caractérise par des personnages d'une grande pâleur, avec des yeux foncés voire noirs dans leur globalité. Les traits sont simples mais les postures toujours très gracieuses. C'est ce qui donne cette impression que toutes les femmes dessinées par Marie Laurencin sont des princesses. En effet, peut-être que chaque femme l'est.

Mais d'autre part, ce tableau est particulèrement touchant. C'est pour cela que je l'ai selectionné. En effet, c'est la posture et l'expression de la jeune femme qui m'a plu. Cette jeune femme semble être dans ses pensées et pourtant elle nous parle. Ses yeux tristres de biche nous disent toute sa lassitude, de même que sa tête posée sur sa main. Son visage de poupée aurait été joyeux qu'il n'aurait pas été aussi attendrissant. C'est la tristesse de cette femme alors qu'elle nous semble tout avoir qui nous touche et nous pouvons que nous demander devant elle : quel est son problème ? Et tout à coups, nos problèmes deviennent ses problèmes. Devant ce visage, nous pouvons rester des heures à simplement la contempler et soupirer.

Cela ne vaut-il pas la peine de la connaître ?

Valentine, 1924 -  Le baiser, 1927 - la prisionnière, 1917
Valentine, 1924 -  Le baiser, 1927 - la prisionnière, 1917Valentine, 1924 -  Le baiser, 1927 - la prisionnière, 1917

Valentine, 1924 - Le baiser, 1927 - la prisionnière, 1917

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